Les événements aux Archives nationales d’outre-mer

À l’occasion de leur 60e anniversaire, les Archives nationales d’outre-mer inaugurent leur exposition permanente ! Les Archives nationales d’outre-mer invitent à revenir aux sources de l’histoire coloniale de la France, pour comprendre ce passé dont les échos façonnent notre présent. Dès le 10 octobre 2026, elles proposent l’exposition permanente inédite « Colonies. Des sources pour comprendre », et invitent le public à une découverte des archives qu’elles conservent et communiquent. Témoins du passé colonial français, provenant des 5 continents et échelonnées sur 4 siècles, ces archives sont aujourd’hui le matériau de recherches scientifiques et individuelles, et le ferment d’une mémoire plurielle.

Date dès le 10 octobre 2026


Les amazones du Danhomè : une troupe d’élite au service de son roi par Francis Simonis

HISTOIRE. Les voyageurs qui parcourent la côte du golfe de Guinée au XIXe siècle, découvrent avec stupeur ces femmes-soldats qui réclament l’inversion des sexes.  Hommes, hommes, restez ! Que les hommes restent ! Qu’ils cultivent le maïs et fassent pousser les palmiers […] Nous, nous partons en guerre. » Ainsi chantaient les femmes-soldats du Danhomè. Jean Bayol (1849-1905) en témoigne en 1892 : « Les guerriers n’ont pas un courage plus grand, ni un cœur plus indomptable que ces femmes dont toutes les pensées sont des idées de lutte et de combat. » Des féministes ? Si le féminisme consiste à réclamer l’égalité des sexes, sûrement pas : ce qu’elles représentent et ce qu’elles veulent, c’est l’inversion des sexes. Les hommes à la maison, les femmes au combat.Hommes, hommes, restez ! Que les hommes restent ! Qu’ils cultivent le maïs et fassent pousser les palmiers […] Nous, nous partons en guerre. » Ainsi chantaient les femmes-soldats du Danhomè. Jean Bayol (1849-1905) en témoigne en 1892 : « Les guerriers n’ont pas un courage plus grand, ni un cœur plus Indomptable que ces femmes dont toutes les pensées sont des idées de lutte et de combat. » Des féministes ? Si le féminisme consiste à réclamer l’égalité des sexes, sûrement pas : ce qu’elles représentent et ce qu’elles veulent, c’est l’inversion des sexes. Les hommes à la maison, les femmes au combat.

Vidéo réalisée à partir de l’article de Francis Simonis, de dessins de Pierre Lataste et de notebooklm


Les événements aux CDHA

Conférence L’ENFANT DU PUTSCH D’ALGER par HUBERT RIPOLL

« Cette histoire se déroule sur soixante années qui vont d’Alger en feu au fin-fond de l’Argentine, terre d’exil et de relégation de haut gradés militaires putschistes et de leurs familles.
Je l’ai traitée en psychologue et sans parti-pris afin d’explorer les motivations et les sentiments profonds de ses acteurs : les raisons et les conséquences de leur engagement, le bannissement, la relégation, l’exil et la réinstallation sur une terre ingrate, leur force de vivre et de survivre. Né au plus fort de la tempête, l’enfant du putsch d’Alger a grandi ne sachant rien de ces épreuves ni pourquoi, au sortir de l’innocence, les fantômes enfermés à double tour dans l’armoire aux secrets familiaux l’incitèrent à se donner la mort. J’ai débrouillé l’écheveau des consciences au cours de ces soixante années d’amitié, d’amour, de violence et de mort, tramées du plus haut niveau de l’État au silence des alcôves. Ceci grâce aux témoignages des derniers acteurs de cette histoire, dont celui de l’enfant du putsch d’Alger, et les archives personnelles, non connues, des familles Gardy et Bésineau.

 


Exposition au musée Albert Kahn :  Regards sur le Dahomey de 1930

Bénin aller-retour. Regards sur le Dahomey de 1930 propose une relecture des films et photographies produits au cours d’une mission des Archives de la Planète menée par le missionnaire catholique Francis Aupiais et l’opérateur Frédéric Gadmer au Dahomey (actuel Bénin) de janvier à mai 1930. Une immersion en forme de dialogue franco-béninois qui questionne le regard porté sur les cultures extra-européennes, dans un contexte d’emprise coloniale et de naissance de l’ethnographie.


CDHA : Elizabeth Cazenave présente la villa Abd-el-Tif

Elizabeth Cazenave,  historienne de l’art met en lumière la vie de la Villa Abd el Tif à Alger durant la période française. Fondée en 1907 sur le modèle de la Villa Médicis, cette institution a accueilli des dizaines d’artistes qui ont bénéficié d’une grande liberté créative pour renouveler l’esthétique de l’Orient. L’auteure explique comment cette résidence a favorisé l’émergence de l’École d’Alger grâce au soutien crucial de mécènes privés et de directeurs de musées. Les textes soulignent également le rôle majeur des pensionnaires dans la décoration de monuments publics et l’influence durable de la lumière algérienne sur leur carrière.